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Gypaète BarbusNous recueillons environ 300 animaux sauvages, jeunes, blessés ou affaiblis chaque année. Nous essayons avant tout de les soigner pour les remettre en liberté. Si un animal peut être sauvé mais reste handicapé, il sera placé dans le zoo et formera peut-être un couple de reproduction dont la progéniture pourra être mise en liberté.

Ce fut le cas de deux chouettes effraies amputées d'une aile qui ont élevé, en quinze ans, plusieurs jeunes relâchés par la suite.

Les hérissons restent les animaux les plus recueillis et cela pour plusieurs raisons. On ne parlera pas de la voiture, qui reste la principale cause de mortalité pour les hérissons, car il n'y a généralement plus rien à faire pour les victimes. Ceux que nous recueillons souffrent régulièrement de blessures. Elles sont dues pour l'essentiel à des morsures de chien si le hérisson n'est pas assez rapide à se mettre en boule, ou à des outils de jardinage, comme les débroussailleuses. Ces outils sont utilisés sans précaution jusque sous les buissons et les haies, sans que l'on prenne le temps de vérifier d'abord si aucun animal ne s'y trouve. Le hérisson ne fuit pas et se fait blesser souvent profondément par ces outils. Malgré notre bonne volonté et nos connaissances, il est rare que nous puissions sauver un animal après de telles blessures.

Une autre cause importante est liée à un refroidissement général de l'organisme qui s'accompagne de bronchite, de parasites externes (tiques) et internes (vers pulmonaires) en surnombre. Cela vient d'une baisse des défenses naturelles du corps. La cause est souvent liée soit à un manque de nourriture, soit à une mauvaise nourriture. Le hérisson mange presque tout, parfois même ce qui ne lui convient pas. Lorsque les étés sont humides et riches en limaces, cela devrait suffire à leur bonheur.

L'usage trop souvent abusif de produits anti-limaces est également néfaste aux hérissons. Les limaces mortes ou mourantes ne les rebutent pas et ils les mangent volontiers ainsi, ils consomment une certaine quantité de toxines, qui à la longue les empoisonnent. Ils ne meurent pas directement de cet empoisonnement, mais ne peuvent plus lutter contre les maladies et les parasites, ce qui les conduit chez nous, dans le meilleur des cas.

Près de la moitié des hérissons que nous recevons proviennent de Le Vaud et des villages environnants, ce qui veut dire qu'à l'échelle Suisse, c'est par dizaines de milliers chaque année, que cet " ami " du jardinier disparaît.

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